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mardi 25 septembre 2018

Ma jupe Dolores

Vous ne serez pas passés au travers de cette tendance de l'été :  les jupes longues. On les voit partout dans le commerce, et les marques de patron ont elles aussi proposé leurs versions.

C'est donc très logiquement que j'ai moi aussi cédé à la tentation en optant pour la jupe Dolores de la Maison Victor.



Avec sa taille haute, sa large ceinture et sa fermeture sur le devant par un boutonnage, elle est simple et très élégante. 



Pour ma version estivale, je voulais un tissu léger, souple et fluide. J'ai choisi, une fois n'est pas coutume, une viscose. La mienne fait partie de la collection capsule "Trait pour d'or" de chez Cousette. Il s'agit de la Discrète vert de gris. C'est un tissu d'une très belle qualité, au tombé relativement lourd mais malgré tout souple. Il se prête parfaitement à ce type de modèle.


Côté réalisation, normalement pas de difficulté particulière. Seul conseil, penser à mesurer votre tour de taille avant de couper votre ceinture. Cela vous permettra d'ajuster celle-ci en fonction de vos mensurations et vous évitera de vous retrouver avec une jupe trop grande et de devoir tout démonter et recommencer. Comme vous l'aurez compris je me suis faite avoir...



Ma liste des courses :

  • 2 m d'un tissu léger (coton, viscose...)
  • 9 boutons de 11 mm de diamètre
  • morceau d'entoilage pour la ceinture et les pattes de boutonnage
  • fil assorti

La note de la couturière :

Cette petite jupe est idéale pour l'été, je l'ai beaucoup portée tant au bureau qu'en vacances. Ultra légère et souple, elle est très agréable à porter.



Vous me croyez si je vous dis que dans un décor pareil, je n'ai pas résisté à une petite baignade de fin de journée. Un délice...

vendredi 13 juillet 2018

La veste blossom en Uruguay

Chose promise, chose due. Aujourd'hui nous partons en Uruguay pour une dernière étape en Amérique Latine. Nous traversons donc le Rio de la Plata au départ de Buenos Aires pour accoster  une heure plus tard dans la ravissante petite ville de Colonia del Sacramento, classée au patrimoine mondial de l'Unesco.



Cette escale est un véritable plongée dans l'histoire du continent sud américain. Ruelles pavées, vieilles voitures, douceur de vivre. C'est une véritable pause dans notre voyage.

Pour déambuler dans ces ruelles, j'ai choisi de porter ma dernière réalisation : la veste Blossom, issue du magazine La maison Victor de mars / avril 2015.



J'avais mis ce patron de côté dès la sortie du magazine. Je ne savais pas à l'époque quel style lui donner : chic ou casual. Mais j'étais convaincue par la coupe de cette veste. Il a tout du basique blouson Teddy : la coupe assez courte, le zip, les poches. Malgré sa très jolie coupe, j'ai néanmoins choisi de lui apporter quelques modifications.

Tout d'abord, les poches. Dans le modèle de base, celles-ci étaient fermées par des zip. Esthétiquement, je ne trouvais pas cela forcément très heureux, et j'avais peur de sentir les crans de la fermeture dès que j'y passerai la main. J'ai donc opté pour des poches paysannes. 


Pour m'aider dans la réalisation de celles-ci, je me suis appuyée sur l'excellent livre de Yoshiko Misuno, Les poches - Les bases de la couture. Très détaillé, ce livre vous explique, photos et patrons à l'appui, comment réaliser toutes sortes de  poches. C'est une bible!

J'ai également choisi de modifier le bas de ma veste ainsi que les poignets. Le modèle initial proposait d'insérer un élastique large dans l'ourlet du bas blouson et des manches. J'ai préféré opter pour un bord côté.


Enfin pour une finition parfaite, j'ai entièrement doublé ma veste dans un léger coton uni.



Côté tissu, j'ai enfin succombé à la tentation du wax. Je vous parlais il y a quelques temps de mon envie de coudre du wax, sans être sûre de l'assumer totalement. Et c'est en déambulant dans les rayons des coupons Saint Pierre que je suis tombée sur cette étoffe. Je la trouvais parfaite pour me lancer : colorée, mais pas trop, à motifs mais sans trop d’extravagance, c'était LA pièce idéale. Et à 15€ les 3 mètres, je ne prenais pas trop de risques.

C'est un tissu très agréable à coudre, assez épais, il ne bouge absolument pas. Le seul point technique de ce type d'étoffes réside en la gestion des raccords. Pas très habituée aux tissus à motifs, je me suis aidée de l'excellent cours en ligne de chez Artesane : rayures, carreaux et motifs, les raccords en couture.  Ce cours est extrêmement bien fait, et donne tous les trucs et astuces à connaître pour dompter des tissus à motifs. J'ai suivi tous les conseils donnés et n'ai rencontré aucune difficulté lors de la découpe de mon tissu, ni eu de mauvaise surprise au moment du montage.

Ma liste de courses :

  • Tissu principal: 3 m de wax (en 110cm)
  • Tissu doublure : 2m d'une cotonnade légère
  • Fermeture éclair divisible : 50 - 55 cm
  • Ruban thermocollant : 70 cm
  • Bord côte : 30 cm

La note de la couturière :

Ce blouson est un joli classique à avoir dans sa garde-robe. Il est déclinable à l'envie : uni, à motifs, en cotons, en simili cuir, chic ou sportswear. Avec lui, il suffit de laisser libre court à son imagination et ses envies.

C'est sur cette étape uruguayenne colorée que se termine notre voyage en Amérique du Sud. C'est une destination que j'adore. La douceur de vivre y est enivrante, la musique omniprésente et le soleil au rendez-vous.
Pour notre prochain article, nous nous retrouverons dans notre douce France mais toujours sous le soleil.
D'ici là, portez vous bien, à très vite.

mardi 26 juin 2018

Le chemisier Bruna en goguette à Caminito

Continuons notre périple argentin. Aujourd'hui je vous emmène dans un quartier haut en couleurs de Buenos Aires : la Boca et plus particulièrement la petite rue de Caminito.

Le quartier de la Boca se situe à l'emplacement même de la première ville de Buenos Aires. Il s'est développé à la fin du 19ème siècle, le long du port, sur les rives du Rio de la Plata.
Selon la légende, des immigrés italiens ne pouvaient guère se permettre quelconque dépense pour enjoliver la façade de leur maison de tôle et de bois. Ils demandèrent aux autorités portuaires les restes de peintures des navires. Cependant, le restant des pots ne suffisait pas à rénover la maison d'une seule couleur, alors le mélange des couleurs donna un résultat lumineux et très plaisant.
Aujourd'hui, le quartier de La Boca est mondialement connu des amateurs de football comme étant le berceau du célébrissime Diego Maradona et du stade où il fit ses débuts : la Bombonera. 
Bon soyons honnête, j'ai préféré vous montrer les couleurs de Caminito aux travées du stade. 



Pour cette balade colorée, j'ai choisi de porté le chemisier Bruna de la Maison Victor de mars - avril 2018. Sa coupe simple et décontractée en fait un basique facile à porter cet été. Sans pince poitrine ni dans le dos, il a quelques détails qui lui donnent tout son charme : une poche, une parmenture de col qui lui fait un joli décolleté, des manches courtes se terminant par un joli revers.








Pour ce chemisier, j'ai succombé à la tendance de cet été : le grand retour du vichy. J'ai trouvé le mien chez Pretty mercerie. Il s'agit d'une joli cotonnade très légère, souple mais non transparente, infroissable, c'est vraiment une très belle pièce.


Ma liste de courses :


  • 1.25 m de tissu (coton) en 140 cm
  • 75 cm max de doublure thermocollante
  • 5 boutons (11mm)

La note de la couturière : 

J'aime beaucoup mon petit chemisier, mais bizarrement je l'ai très peu porté jusqu'à maintenant. Je crois que je le trouve un peu trop sobre pour un vêtement d'été. Et oui, pas fan du noir et blanc quand le soleil brille.



Mais puisque nous parlons couleurs, je vous donne rendez-vous dans quelques jours pour une escale en Uruguay. Et là, côté motifs et couleurs, vous serez servis. 
D'ici là, portez vous bien.

mardi 5 juin 2018

Fenna en Argentine

Les beaux jours reviennent ; alors pour fêter cela, que diriez-vous de partir ensemble en voyage.
Pour les 3 prochains articles, je vous propose de vous envoler vers l’Amérique du Sud, et plus précisément vers l’Argentine et l’Uruguay. Vous me suivez ?



Pour cette première étape, nous faisons escale à Buenos Aires, dans le très joli quartier de San Telmo.
C'est l'un des quartiers les plus anciens de Buenos Aires. C'est lui qui a accueilli, en 1536, les premières colonies espagnoles en Amérique du Sud. Il a survécu aux épidémies, aux révolutions, aux  projets de rénovations et aux manifestations. Depuis, San Telmo incarne le coeur et l'âme de Buenos Aires. On y débusque des antiquités, on y danse le Tango dans un décor d'anciennes façades coloniales et de rues pavées. Dépaysement garanti !


Pour y flâner, le sweat Fenna de la Maison Victor du mois de Janvier / Février 2018 est idéal.



Dès la sortie de ce magazine, j’ai flashé sur ce pull. Très tendance, il permet de laisser libre court à ses envies et son imagination. J’aimais également beaucoup le col : sans bord-côté, il se termine par une parementure. Les manches raglan confèrent à ce modèle un côté un peu moins sport que les sweats habituels.

Pour ce premier modèle, j’ai choisi de réunir les deux bandes centrales pour n’en créer qu’une et ainsi n'avoir à assortir "que" trois couleurs.



Pour les tissus, je me suis une nouvelle fois tournée vers les superbes molletons de Tissus net. Je les avais déjà cousus pour réaliser le sweat à capuche Henry. Doux, épais, ces tissus sont très agréables à coudre et ne boulochent absolument pas lavages après lavages.



Ma liste de courses :


La note de la couturière : 

Passé le coup de cœur du modèle, arrive la phase plus délicate du choix des tissus. Dur dur d’assortir 3 couleurs sans tomber dans la faute de goût.
Techniquement, la seule difficulté se situe dans l’assemblage des manches. Avec toutes ces couleurs, on peut vite avoir un décalage sur les raccords manche-corps. Mais sinon rien de bien compliqué pour réaliser ce pull.
Très agréable à porter, il a été le compagnon idéal de mon séjour argentin.


samedi 6 janvier 2018

Quand coudre se conjugue au masculin...

Je dois avouer que c’est avec une certaine émotion que je vous présente aujourd’hui mon premier modèle pour homme.

En effet, je n’avais jamais trouvé de modèle masculin à mon goût. Ceux-ci ne sont pas nombreux même si de plus en plus de créateurs commencent à se pencher sur le sujet. Et côté tissus, pas toujours évident de trouver la bonne étoffe. Alors malgré ses demandes fréquentes, je n’avais jamais cousu aucune pièce pour mon homme. Mais il était grand temps que les choses changent.



Pour cette grande première, il fallait que je trouve un modèle qui lui plaise si je voulais être sure qu’il soit porté. J’ai donc opté pour un inconditionnel de la garde robe de mon homme : le sweat à capuche.  Il en a déjà de nombreux et ne se lasse pas de les porter.





J’ai donc choisi, une fois n’est pas coutume, un modèle de la maison Victor de mars - avril 2016, le pull à capuche Henry. Ce modèle a tous les codes du classique de la mode masculine : la poche centrale, la capuche à lacet, les manches raglan...



Pour mon sweat, j’ai choisi un molleton très doux gris de chez tissus net que j’ai associé à un bord-côte parfaitement assorti. Pour donner une touche d’originalité à mon sweat, j’ai décidé d’apposer sur  le devant du pull un transfert bleu marine de chez Super Bison.



Enfin pour pour une finition plus nette, j’ai doublé la capuche avec un jersey bleu marine. Pour cela j’ai légèrement modifié le patron en réduisant la largeur de la capuche de 2 cm, que j’ai coupée 2 fois dans le molleton et 2 fois dans le jersey. J’ai ensuite assemblé chaque pièces de tissu pour obtenir deux capuches : une grise et une bleue que j’ai ensuite reliées entre elles par une couture double à 2 cm du bord.



Ma liste de courses :
  • Molleton en 140 cm : 160 cm (XXS-M), 190 cm (L-XXL)
  • Bord-côte assorti : 30 cm
  • Lacet : 130 cm
La note de la couturière :

J’ai adoré coudre cette pièce. Le tissu est hyper doux, peu de morceaux, le sweat se monte très vite. Mais j’ai surtout aimé coudre en cachette, préparant ma surprise en imaginant la réaction  de mon homme lorsqu’il ouvrirait son paquet. J’en n’ai pas été déçue.
Coudre pour ceux qu’on aime, il n’y a rien de meilleur!

P.S : Pour une fois, c'est la couturière qui a joué les photographes, non sans peine... Mon homme a beaucoup plus de talent dans ce domaine que moi, et si vous voulez découvrir son travail, je vous invite à aller visiter son univers sur www.naturanossa.com.

mercredi 13 décembre 2017

Pas si rebelle que ça !

Drôle de nom pour cette petite veste Rebelle. Un petit col montant, des coutures décoratives, de jolies petites poches, je lui trouve plus un petit côté parisien que rebelle.



Je vous ai déjà parlé de mon goût pour l’utilisation des chutes de tissus. Cette fois-ci, j’ai utilisé celles de mon manteau Villette. Ce lainage se prêtait parfaitement à un petit modèle féminin. J'ai donc choisi de confectionner cette veste rebelle issue de l'exemplaire de janvier - février 2017 de la Maison Victor.



Ce manteau se fermant avec des boutons pressions, je n’étais pas très emballée par l’effet qu’allaient donner des pressions argentées une fois le manteau ouvert. Mais lorsque j’ai découvert qu’il était possible de recouvrir ce type de boutons, j’ai tout de suite sauté sur l’occasion.




Ce n’est pas très compliqué, et le rendu est canon. Et comme c’est bientôt Noël, je vous propose une petite vidéo en guise de tuto.

Il vous faut :


  • Un bouton pression
  • Un morceau de tissu
  • Du fil assorti
  • Une aiguille
  • Une paire de ciseaux 
1.   A l’aide de l’aiguille, écarter les fibres du tissu afin d’y former un trou. Attention à ne pas couper les fibres!

2.   Passer le bouton par le trou précédemment formé.


3.   Avec le fil et l’aiguille, faire quelques points tout autour du bouton


4.   Tirer sur le fil pour voir le tissu se resserrer sur le bouton et ainsi le recouvrir


5.   Faire quelques points arrière afin de bien arrêter la couture et fixer le tissu. Ne pas couper le fil restant, il nous servira pour coutre la pression au vêtement.


6.   Couper l’excédent de tissu au plus près de la couture. Vous pouvez donner un petit coup de fer pour aplatir le surplus de tissu.



7.   Coudre la pression au vêtement en faisant 4 passages dans chaque point de fixation. Voilà la première partie du bouton est faite.



8.   Pour recouvrir la deuxième partie du bouton, on va procéder comme au point 1. A l’aide de l’aiguille, écarter les fibres du tissu afin d’y former un trou. Passer le bouton par le trou précédemment formé.


9.   Clipper la deuxième partie du bouton.


10.   Avec le fil et l’aiguille, faire quelques points tout autour du bouton. Tirer sur le fil pour voir le tissu se resserrer sur le bouton et ainsi le recouvrir


11.   Faire quelques points arrière afin de bien arrêter la couture et fixer le tissu. Ne pas couper le fil restant, il nous servira pour coutre la pression au vêtement.


12.   Couper l’excédent de tissu au plus près de la couture et donner un petit coup de fer pour aplatir le surplus de tissu.



12.   Coudre la pression au vêtement en faisant 4 passages dans chaque point de fixation. Voilà la deuxième  partie du bouton est faite.


Alors, qu’en pensez vous? Simple, non?

Ma liste des courses :
  • Lainage en 140 cm : 85 cm (2 à 8 ans), 110 cm (9 à 12 ans)
  • Doublure en 140 cm : 55 cm (2 à 8 ans), 85 cm (9 à 12 ans)
  • Doublure thermocollant : 55 cm
  • 4 à 6 boutons pressions
  • Fil assorti

La note de la couturière :

J’aime beaucoup ce petit modèle hyper sympa à coudre. Aux dires de sa maman, le petit mannequin l’a immédiatement adopté. Et quand en plus, un nouveau modèle vous permet aussi d’apprendre de nouveaux points techniques, le contrat est plus que rempli.
La veste rebelle existe en taille adulte, il se pourrait bien que moi aussi je joue les rebelles prochainement. À suivre....