mercredi 10 mai 2017

Un tee-shirt simplissime

Aujourd'hui je vous propose un petit projet tout simple et tout rapide : le t-shirt Odette de la maison Victor de mai juin 2017.
 
 
 
C'est un projet idéal pour débuter en couture ou pour apprendre à dompter le jersey. Très peu de pièces ; un dos, un devant, un col et des liserés sur les manches.
Une fois ces pièces coupées, un petite heure de couture vous sera nécessaire pour réaliser ce t-shirt.
 
 
 
Malgré la simplicité de ce modèle, celui-ci a tout de même quelques originalités, notamment son dos arrondi et plus long que le devant.
 
 
 
Côté tissu, vous n'aurez que l'embarras du choix. N'importe quel jersey fera l'affaire. Laissez libre court à votre créativité.
 
 
Pour ma part, j'ai craqué sur un jersey écru à oiseaux noir, déniché lors d'une visite chez Motif personnel.
 
Ma liste de course :
  • 1 m de jersey
  • fil assorti
 
La note de la couturière :
 
Pas grand chose à ajouter. Ce t-shirt est vraiment le projet idéal pour une séance de couture rapide et sans prise de tête. Pour des finitions impeccables, l'utilisation de la surjeteuse est un plus mais n'est pas indispensable.
 
 
 
Pour l'anecdote, j'ai découvert, après avoir acheté mon tissu, que celui-ci était la réplique "inversée" d'une photo de mon photographe préféré. Jugez plutôt.
 
Voici mon tissu...
 
 
 
et voici la photo d'Emmanuel...
 
Emmanuel Tardy - www.naturanossa.com
 
 
Surprenant non?

lundi 24 avril 2017

Ma blouse Stockholm

Je continue ma lancée des modifications de patrons. Aujourd'hui je vous propose une  version de la blouse Stockholm de l'Atelier Scammit.
Pour cette version, je me suis inspirée des explications du blog des petites choses.



Il s'agit là d'ajouter quelques volants aux épaules et au col, de supprimer ceux des manches, d'ouvrir le dos et d'ajouter des boutons et le tour est joué. Bon ok, je m'emballe, plus facile à dire qu'à faire. 
Bon avec un peu de technique, on s'en sort très bien.



Pour ce haut, j'ai choisi une viscose très souple rapportée d'une virée bretonne et trouvée chez Tissus Myrtille à Vannes. Le tissu est super doux, très fluide et agréable à porter. Seul hic, je le trouve un peu trop mou pour le col, du coup les volants ont tendance à s'affaisser. Dommage...



Mais je trouve que les fronces aux épaules donnent une jolie finition à la blouse, probablement plus visibles sur un tissu uni.



Pour le dos, j'ai opté pour des boutons unis marines. Je n'ai pas ouvert les boutonnières, j'ai cousu directement les boutons aux deux demi-dos.




Ma liste de courses :
  • 1.25 m de tissu léger (mais pas trop)
  • 6 boutons
  • une bande d'entoilage
  • fil assorti

La note de la couturière :

J'aime bien ma blouse, même si vous l'aurez compris, quelques détails ne me satisfont pas totalement. Mais serai-je un jour satisfaite à 100% d'une de mes réalisations. Je ne sais pas. Et après tout cela me permet de visualiser les progrès qu'ils me restent à acquérir.




lundi 10 avril 2017

Le jean de Roxane

Il est des modèles qui vous séduisent au premier coup d'œil et que vous décidez de réaliser juste comme ça, pour vous faire plaisir, comme un petit cadeau que vous vous offrez.
C'est ce qu'il m'est arrivé avec le modèle du pantalon JIM de La maison Victor de septembre - octobre 2016. Seul hic, c'est un modèle pour bébé et rien de tout cela à la maison. Je me suis donc lancé dans le projet qui me faisait plaisir mais qui profiterait aussi à quelqu'un d'autre.
Ce petit modèle est trop mignon, il a tout du jean des grands : les poches à l'avant et à l'arrière, les surpiqures et même la poche à montre. Mais il est également très pratique avec sa ceinture à élastique et sa fausse braguette : pas besoin de bouton et de fermeture zip. On enfile le pantalon, on resserre la cordelette pour ajuster la taille et zou c'est parti.
Pour le tissu, j'ai opté pour un denim souple de chez Mondial tissu et pour les poches, j'ai choisi d'utiliser les chutes de mon stock : un tissu zébré qui se mariait très bien au pantalon.
Pour la cordelette, une chute de biais a très bien fait l'affaire.
Ma liste de courses :
  • Tissu en 140 cm : 35 cm du 1 au 6 mois, 55 cm du 9 mois au 3 ans
  • Elastique de 3.5 cm de large
  • 80 cm de cordelette
  • 10 cm de bord côte
  • 2 anneaux métalliques
  • une chute de doublure thermocollante



























La note de la couturière :

J'ai adoré ce petit projet. Hyper rapide à coudre et ludique : on peut jouer sur les tissus, les couleurs de fil pour les surpiqures, les rubans pour les cordelettes. Et, je ne sais pas vous, mais moi, je trouve le résultat très sympa. D'ailleurs mon jean a très vite trouvé preneuse. Roxane a l'air très à l'aise dans son denim de grande et ses petites copines ont depuis passé commande. Cool, je vais avoir encore de nombreuses cousettes - récréations, et franchement pour une bouille comme celle-ci, ce n'est que du bonheur.


lundi 27 mars 2017

Vous reprendrez bien un peu de Macaroni...

Il est des patrons qui vous marquent. Au printemps dernier, je vous parlais de mon goût pour les volants et le patron Aime comme Macaroni réalisé à l'époque en jersey. Je l'ai beaucoup porté cet été et il continue d'être un incontournable de ma garde robe d'hiver avec un gilet ou une veste.

 
À l'automne, lors d'une virée shopping, je suis tombée sous le charme d'un top dans une enseigne très connue, coupé dans un joli coton. J'allais succomber quand, à y regarder de plus près, j'ai réalisé qu'il ressemblait beaucoup à mon tee-shirt Macaroni, à quelques détails près. Alors plutôt que de céder aux appels du Made in China, pourquoi ne pas me lancer dans la confection de ce top mais version Café chiffons.


 
Commençons par le plus simple : le choix du tissu. J'ai opté pour un joli coton blanc à pois noirs déniché chez Mondial Tissus. 

 
Maintenant la partie plus ardue : la création de la parementure du col. En effet, pour celui-ci je ne pouvais pas compter sur l'élasticité du jersey ; il a donc fallu créer une ouverture dans le dos du top afin de pouvoir y passer la tête. Pour le devant de la parementure, je suis partie du patron initial et j'ai reporté sur une feuille de papier l'arrondi du col ainsi que la ligne d'épaule sur  quelques centimètres. J'ai ensuite tracé une ligne parallèle au col à 4 cm de celui-ci. J'ai ainsi obtenu la moitié de la parementure devant, sans oublier d'ajouter les marges de coutures sur la partie supérieure de celle-ci, ainsi que sur la ligne d'épaule.


 
Pour la parementure dos, j'ai procédé de la même façon. Sur la ligne du milieu dos, j'ai tracé une verticale de 8 cm et une parallèle à 3 cm de celle-ci. J'ai relié les lignes tracées à l'aide d'un perroquet afin de former d'harmonieux arrondis. J'ai coupé chaque parmenture au pli et entoilé les deux pièces obtenues. J'ai piqué les coutures d'épaule et assemblé le corps du vêtement, préalablement monté, à la parementure endroit contre endroit. J'ai ensuite piqué les 2 épaisseurs à quelques millimètres de la verticale et après une couture à l'horizontale d'1/2 cm, j'ai remonté vers le haut du vêtement. Bien sûr, j'ai inséré une bride pour pouvoir attacher à l'aide d'un bouton la partie droite à la partie gauche du dos du vêtement. Enfin j'ai coupé le long de la verticale sur 7,5cm. Sur les 0,5 derniers centimètres j'ai coupé deux petites diagonales pour relier la fente à chaque angle de la couture. Il m'a ensuite suffi de retourner la parementure vers l'intérieur du vêtement. La bride est apparue.



Après un bon repassage, j'ai fait une dernière couture à quelques millimètres du col et de la fente du dos afin de bien fixer la parementure. Encore un petit bouton à coudre et le tour était joué, j'avais résisté avec succès au Made in China.

Ma liste de courses :
  • 170 cm de tissus en 140 (coton léger, crêpe, viscose...)
  • Un petit morceau d'entoilage
  • Un bouton

La note de la couturière  :

J'avoue que ce n'est pas sans une certaine fierté que je porte mon Macaroni. J'avais une idée précise de ce que je voulais réaliser et j'y suis parvenue. Quel bonheur pour l'estime de soi!!!!
Bon côté tuto, j'ai encore quelques progrès à faire, et notamment il faudra que je pense à prendre des photos au fur et à mesure de ma réalisation. Si vous avez besoin de plus de détails ou d'explications, n'hésitez pas à me laisser un commentaire, je vous répondrai avec plaisir.

lundi 20 mars 2017

Mon premier manteau

Après 4 années de couture, je ne m'étais encore jamais confrontée à la confection d'un manteau.  Mais pour mon premier, je voulais faire les choses bien : je l'imaginais confortable, pas trop épais pour le porter en mi-saison, et je le voulais entièrement doublé pour un fini impeccable.
 
Je n'avais jusqu'à présent pas trouvé le modèle qui allait me faire succomber. L'édition Janvier-Février 2017 de La maison Victor allait définitivement me faire chavirer avec son irrésistible manteau Villette.








Sa coupe décontractée, son effet loose allait faire de ce manteau une pièce unique de ma garde robe. De plus, il était doublé et j'allais pouvoir profiter des explications toujours très claire du magazine pour cette grande première.



Pour le tissu, j'ai choisi un joli lainage plumetis de chez Cousette ainsi qu'un voile de coton assorti.




Côté couture, j'ai trouvé ce modèle assez simple à confectionner, le seul point un peu délicat étant selon moi les poches. Mais pour vous aider, La maison Victor vient de mettre un ligne un vidée détaillant le pas à pas. N'hésitez pas aller y jeter un œil : clic




Pour la coupe, je ne suis pas très habituée aux coupes larges j'ai été un peu déstabilisée au début. Mais après l'avoir porté, mon manteau Villette a très vite été adopté. Il est extrêmement confortable et très facile à porter.





Ma liste de courses :
  • 205 cm de lainage en 140 cm
  • 135 cm de doublure
  • 1 bouton de 22mm
  • 90 cm de doublure thermocollante
  • fil assorti


La note de la couturière :

Pour une première, je suis satisfaite du résultat. Ce petit manteau sera parfait pour un look décontracté dans les prochaines semaines. J'ai profité d'une journée ensoleillée la semaine passée pour sa première sortie, je suis conquise. Je pense tout de même y apporter une légère modification : le patron ne prévoit qu'un seul bouton mais je trouve cela un peu juste, je pense donc en ajouter deux autres. Et c'est en écrivant cet article que je réalise que j'ai oublié de renforcer les ourlets et parementures...
Quoi qu'il en soit, cette petite réalisation m'a donné envie de réaliser d'autres manteaux, j'ai déjà deux modèles en tête, reste juste à avoir un coup de cœur sur le tissu.
 
Et puisque je ne le cite jamais, je voulais dire un ENORME merci à mon photographe préféré pour sa patience, sa disponibilité et son talent... même si les shootings mode ne sont pas sa spécialité. Si vous voulez découvrir ses très belles photos nature, n'hésitez pas à aller faire un tour sur son site www.naturanossa.com








dimanche 5 février 2017

En 2017, on revisite !

C'est l'histoire de deux découvertes quasi simultanées sur la toile.





La première rencontre s'est faite sur la toile lors des fêtes de fin d'année. C'est en navigant que j'ai découvert le blog de Basile et Léon et plus particulièrement son article sur le sweat Courcelles.
J'avais déjà  le patron puisque j'avais réalisé plusieurs gilets Monceau (,  et ). J'ai été séduite par cette revisite originale d'un sweat très classique. J'ai donc gardé l'idée dans un coin de la tête, la météo se prêtant plus aux gros pulls et doudounes qu'aux petits sweats printaniers.

Puis, lors d'une virée parisienne, je suis tombée sur les très jolis molletons Atelier Brunette : des sweats à motifs délicats, en bleu marine et or ou gris clair et rose pastel. Mais outre les motifs c'est surtout la douceur de ce coton qui m'a fait craquer.



Alors au revoir les modèles hivernaux, à moi un joli petit sweat tout douillet.




Pas de difficulté pour la réalisation, tout est parfaitement expliqué par Basile et Léon. Parfait pour une petite cousette de dimanche après midi.
J'aurais aimé pouvoir réaliser un petit ourlet roulotté pour un fini plus net du volant mais je n'ai pas réussi à régler ma surjeteuse. Si vous avez une astuce, je suis preneuse.



Ma liste de course :
  • 140 cm de molleton en 140 de laize
  • Fil assorti

Les commentaires de la couturière :
J'adore mon sweat. Bien coupé, douillet, un bonheur à porter. D'ailleurs je le vois bien avec une petite chemise pour aller au bureau, ou en jean basket pour un look plus casual.
Cette petite couture m'a donné le gout aux revisites de patrons. Je pense que ce sera mon fil rouge de 2017.

lundi 16 janvier 2017

Estelle et sa veste Monceau

Quel bonheur de coudre pour ceux qu'on aime!
 
Alors que je lui proposais de lui coudre un sweat, ma sœur Estelle m'a fait part de son envie de porter une veste. Ni une ni deux, c'était parti. J'avais déjà le modèle en tête : la veste Monceau déjà vue ici et .
 

 
Nous avons choisi une très belle laine bouillie chez Tissus Reine. C'est une très belle matière, très chaude, confortable et pour le plaisir de la couturière, simple à coudre.
 
Pour éviter de donner trop d'épaisseur aux parmentures, j'ai opté pour une cotonnade japonisante, totalement entoilée.

 
Enfin, afin de donner un peu plus de caractère à sa veste, Estelle a choisi de la border d'un passepoil de simili cuir noir. Et côté fermeture, nous avons opté pour des pressions noires.


 

J'ai un peu modifié le patron en remontant la ligne d'épaule de 2cm vers le cou : je trouvais que mes versions précédentes étaient trop dégagées à l'encolure.
 



Ma liste de courses :
  • 150 cm de tissu en 140
  • 6 pressions
  • 250 cm de passepoil
  • un morceau de coton pour les parmentures
  • un morceau d'entoilage

La note de la couturière :
 
En écrivant l'article, j'ai réalisé que c'était la troisième veste Monceau que je confectionnais. Alors qu'ajouter de plus!
Ce modèle est un basique déclinable à l'infini. Pour Estelle, ce sera une veste d'hiver à porter sous un manteau pour affronter les températures glaciales qui nous attendent mais elle sera également idéale en petite veste de printemps.
 
Et vous, elle sera comment votre veste Monceau ?