dimanche 1 avril 2018

Chemisier Mc Call's

La chemise en denim est un inconditionnel de ma garde-robe. Elle se porte en toutes circonstances, avec une jupe, un pantalon, en chemise, sur-chemise, été comme hiver. C'est le type de vêtement que je porte et reporte jusqu'à l'usure. Et c'est lorsque je la mienne a rendu l’âme que j'ai décidé de m'en confectionner une nouvelle.



J'ai cherché un patron qui correspondait à mon attente. Je voulais une chemise ajustée avec des empiècements aux épaules, des poches poitrine. Je l'imaginais déclinable en version denim mais aussi avec un tissu à carreaux. Après quelques semaines de recherches, j'ai enfin trouvé mon modèle idéal : ma chemise Mc Call's M7470.

patron chemise, robes McCall's M7470
Je n'avais encore jamais testé les patrons de cette marque. Ce fut une réelle découverte. 
Une pochette décline 4 modèles différents. Les explications sont traduites en 3 langues (anglais, français,espagnol).
Le patron est très technique. Chaque modèle peut être parfaitement ajusté aux mesures de la personne. Les lignes d'ajustement sont reportées sur le patron ce qui rend le patron assez chargé mais l'énorme avantage c'est que cela créé beaucoup de points de repères très utiles lors du montage. J'avoue qu'au départ j'ai été un peu rebutée par tant de détails. J'ai passé pas mal de temps à lire et relire les explications qui sont extrêmement bien faites, les dessins techniques très clairs. J'ai aussi choisi de faire une toile pour me faire la main et me rendre compte de ce qu'allait donner ma chemise. Ce ne fut pas inutile, notamment pour le montage des poches poitrine et de tous les petits détails d'une chemise : le col, les poignets, les pattes de boutonnage.



Pour cette chemise, j'ai aussi mis l'accent sur les finitions. J'aime l'idée que le vêtement soit aussi beau à l'extérieur qu'à l'intérieur. Plutôt que de faire des coutures simples surjetées, j'ai choisi de faire des couture rabattues.





Le terme ne vous évoque peut être pas grand chose, mais il s'agit de couture traditionnellement utilisées pour les chemises d'hommes. La couture rabattue permet de faire une couture solide et nette. L'idée est d'enfermer la marge de couture d'un côté de vêtement dans celle de l'autre côté.


Cette couture rabattue se fait très bien sur les coutures verticales de la chemises : côtés, manches.
Elle se fait également sur la couture de tête de manche mais est plus ardue. Je vous conseille de bien la préparer en la bâtissant au préalable puis en piquant à la machine.






Côté tissu, j'ai choisi un léger denim à motifs trouvé chez Tissus Reine. Il est très doux et assez facile à travailler. Au moment du montage, j'ai voulu souligner les coutures d'empiècement et de patte de boutonnage par un passepoil noir : après tout, je n'étais plus à une difficulté près.




Ma liste des courses : 
  • 2 m à 2.2 m de tissu en 150 cm de laize (cotonnade, étamine, crêpe)
  • 1.3 m d'entoilage thermocollant
  • 12 boutons (11mm)
  • 1.5 m de passepoil (optionnel)

La note de la couturière :

Cette chemise a vraiment été le projet challenge que j'ai voulu relever. La chemise est selon moi le vêtement le plus technique que j'ai eu à réaliser à ce jour. Les poches poitrine, le col, les poignets sont déjà à eux seuls des challenges à relever. Les coutures rabattues ne sont finalement pas si techniques que cela, il suffit de prendre son temps et de bien réfléchir au moment de couper la marge de couture. Je recommande de passer par l'étape toile. Ce ne sera jamais du temps perdu : vous éviterez ainsi les erreurs sur votre beau tissu, le stress en cas de doute et la déception du vêtement à la mauvaise taille.
Je crois que je n'ai jamais passé autant de temps sur un projet mais ça valait vraiment le coup.




Je pense que ce patron va me permettre de relever un nouveau challenge : celui de la chemise à carreaux et la gestion des raccords. 

Et vous, quels sont vos projets "challenge" à venir?

mardi 20 mars 2018

Forget me not !!!!

Elle ne pouvait pas mieux porter son nom cette nouvelle robe. 

Forget me not ou ne m’oublie pas. Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il a été patient ce patron. Acheté il y a plus d’un an au salon Création et savoir faire, je viens seulement de le sortir de l'étagère  où il patientait sagement. 





Ce n’est pas l’envie qui me manquait mais j’ ai eu du mal à trouver le tissu qui conviendrait parfaitement à ma robe.  Et c’est lors d’une virée chez La droguerie à Paris que j’ai enfin déniché la perle rare. Une jolie cotonnade fleurie, aux couleurs délicieusement automnales. Sur un fond, au choix bordeaux  ou bleu marine, elle se pare de jolies roses pour y donner un effet à la fois romantique et punchy. Souple et doux, ce tissu est un régal à porter et, cerise sur le gâteau, ne se froisse pas. Soyons clair, le tissu idéal.



J'ai découvert la jeune marque Slow Sunday Paris au salon CSF 2016. J'ai eu la chance de discuter avec Caroline, la créatrice de cette jolie marque. Caroline imagine et dessine tous ses modèles. La marque compte maintenant une quinzaine de patrons pour femmes du 34 au 46  et enfants : robes, tops, jupes, pantalons et vestes. Tous les modèles sont délicats, alliant classicisme avec une pointe d'originalité. Mais le gros plus de cette marque, c'est que chaque patron est déclinable en plusieurs versions. Dans chaque pochette, vous trouvez jusqu'à 3 déclinaisons du modèles. Un patron 3 en 1,  quelle belle idée. J'adore!!!

Ainsi pour la robe Forget me not, j'ai acheté la version 2, c'est à dire à manches longues. Et là encore, 2 versions de manches :


  • la première version, basique, est une manche longue simple, droite et légèrement ajustée à l'aide d'une pince discrète au coude
  • la seconde version est elle plus travaillée puisqu'il s'agit d'une manche chemisier, avec une tête de manche froncée. Le bas de la manche se termine d'un haut poignet boutonné
J'ai longuement hésité entre les deux versions. Mais pour une première version, et compte tenu de mon tissu, j'ai opté pour la version basique que je trouve un peu plus sportswear. Je vois bien la seconde version dans un tissu très souple, type viscose.



Dernier plus de ce patron, si jamais vous voulez utiliser votre patron pour une version estivale, Caroline a mis à disposition les patrons de 2 versions manches courtes à télécharger ainsi que toutes les explications : manches tulipe ou mancheron

Ce patron est décidément plein de ressources. Un excellent basique à avoir dans sa bibliothèque et à adapter en fonction des saisons, de ses humeurs et de ses envies.




Ma liste de courses :
  • Tissu en 140 cm de laize : 150 cm du 34 au 40, 220 cm du 42 au 46. Tissu souple, d'épaisseur fine à moyenne, type crêpe léger, viscose, chambray, popeline, tencel.
  • Une petite agrafe
  • Fil assorti
Note de la couturière :

Je pense que vous l'aurez compris, j'aime beaucoup cette petite marque qui nous propose de jolis modèles déclinables en de nombreuses versions. Cette première expérience a été un véritable coup de cœur. Ma robe me plait beaucoup, est hyper confortable à porter et n'a pas présenté de difficulté particulière dans sa construction. Je réfléchis déjà à une autre version à manches longues et j'attends la sortie de la nouvelle collection printemps été des enseignes de tissus pour confectionner une version à manches courtes... mais laquelle?...



jeudi 1 mars 2018

La chemise septembre

Après la chemise Suzon présentée le mois dernier, l'hiver 2018 est sans nul doute pour moi placé sous le thème du chemisier.

Aujourd'hui je vous présente un projet qui a patienté plusieurs mois dans mes placards. J'ai reçu au Noël 2016 (oui oui 2016), le très joli livre d'Anne Charlotte Auzou : Ma garde robe à coudre toute l'année. L'idée est très simple : nous proposer 12 tenues à coudre durant les 12 mois de l'année. Au programme, manteau, robe de cérémonie, pantalon, sac à main, pyjama... tout y est pour se confectionner une garde-robe totalement personnalisée.

Pour le premier projet issu de ce livre, j'ai choisi de coudre la chemise Septembre. Sobre et très féminine, elle allait très vite faire partie de mes basiques.


Mais ne nous y trompons pas, malgré un aspect épuré au premier abord, cette chemise regorge de détails plus délicats les uns que les autres.

J'ai tout de suite été séduite pas son col arrondi. Ultra féminin, je trouve qu'il donne tout son style au vêtement.


Le dos, lui, est joliment souligné d'un pli creux.



Enfin, pour les poignets, pas de patte capucin, mais une petite bande de tissu cousue le long de la fente de la manche.



Pour une si jolie chemise, il me fallait le tissu idéal. Une fois n'est pas coutume, je l'ai trouvé l'été dernier chez Mondial Tissus. Il s'agit d'une viscose ultra légère et souple, d'une douceur incroyable. Un véritable doudou !!! Et ses petits perroquets lui donnent un délicieux côté exotique.

Ma liste des courses :
  • 1m60 de tissu en 140 cm de laize
  • 9 boutons de 1 cm
  • Entoilage thermocollant

La note de la couturière :

J'ai beaucoup aimé coudre cette chemise. Déclinable à l'infini, je l'imagine dans une jolie cotonnade unie ou une des nombreuses viscoses à motifs proposées par les créateurs. 
Pour la réalisation, je recommande d'être tout de même un peu aguerrie en couture car malgré des explications assez détaillées notamment avec les photos de chaque étape, quelques points techniques demeurent : la pose des empiècements d'épaule, les poignets et le col. 

Nul doute que cette chemise va être un incontournable de mes looks du printemps à venir. Et les petits perroquets me tiendront compagnie au bureau.



jeudi 15 février 2018

Encore une Suzon... mais à manches

Voilà un patron qui n'aura pas été oublié au fond de son tiroir. Après avoir cousu deux versions estivales ici et , je me suis lancée dans une version à manches longues du chemisier Suzon de la République du chiffon.



Pour une fois, c'est le choix du tissu qui a créé le projet de couture. En effet, généralement je repère le patron et ensuite je pars en quête de tissu idéal. Mais là, c'est lors d'une virée chez Mondial Tissu à l'automne, que j'ai  eu un véritable coup de cœur pour cette sublime viscose. J'ai donc acheté le métrage suffisant pour faire un haut à manches longues sans savoir exactement lequel.




Mais finalement, je n'ai pas eu à chercher longtemps, j'avais le patron de la Suzon sans manche. Et l'idée généreuse de République du Chiffon a été de nous offrir le patron des manches sur son site.



Les manches ne présentent pas de difficulté particulière, pas de patte capucin, l'embu est raisonnable et la manche s'adapte parfaitement sur le corps du chemisier. Seul petit hic, tout à fait personnel, je n'ai pas vérifié la longueur des manches avec la longueur de mes bras. Erreur... Les manches sont un peu courtes, il manque bien 2 cm. C'est comme cela qu'on apprend, non?


Ma liste de courses :

  • Tissu léger : 240 cm par 140
  • 7 boutons : ici il s'agit de boutons à recouvrir de chez Rascol
  • Entoilage : 60 cm


La note de la couturière :

Quelle belle idée de la part de République du Chiffon de nous offrir l'opportunité de décliner son patron en version à manches. J'adore ce patron!!! 
Cette viscose est canon, je ne regrette pas mon achat coup de cœur qui a très vite trouvé le modèle qui lui conviendrait.
Et vous, vous êtes plutôt patron puis tissu ou tissu puis patron?






jeudi 1 février 2018

Blouse 100% homemade

Quelle couturière n'a pas rêvé un jour d'imaginer et de créer ses propres vêtements ?

Pour ma part, il y a longtemps que l'idée me trottait dans la tête. Je vous ai déjà présenté quelques jupes (ici et ). Mais, il n'était pas question  pour moi de m'arrêter là. J'avais envie de me lancer dans un projet plus ambitieux : la réalisation d'un haut. 
Mais pas évident d'imaginer celui-ci, de le dessiner et surtout de créer un modèle à la fois simple et joli.





Pour une première, j'ai remis la phase d'imagination à une prochaine fois et ai choisi de reproduite un top. C'est en navigant sur internet que j'ai trouvé le modèle qui me permettrait de relever le défi de mon premier haut réalisé à partir d'une page blanche.  J'ai vu ce joli top élégant et facile à porter sur le site Une souris dans mon dressing que je vous invite à aller découvrir.

Sans pince et sans bouton, il me semblait être parfait pour un premier haut. Relativement simple, il comporte néanmoins quelques points plus techniques qui me semblaient intéressant.








Pour la fantaisie, ce chemisier se termine par une petite basque à plis.



Les têtes de manches sont légèrement froncées. 



Ma première version, jaune,  avait des manches 3/4 que j'ai choisi d'allonger lors de la réalisation de la seconde réalisation, bleue pétrole.

Pour le tissu, j'ai opté une double gaze. Je n'avais jamais utilisé ce type de tissu et j'avoue que j'appréhendais un peu. Celui-ci allait-il se laisser dompter facilement? Allait-il effilocher, allait-il beaucoup bouger? 
Finalement ce tissu a été une révélation. Il ne bouge pas, ne s’effiloche pas. Il est doux à souhait, et contrairement à ce que je pensais, il est assez chaud, idéal pour une tenue d'hiver.


Ma liste de courses :
  • Double gaze en 140 cm : 1m50. La jaune a été achetée chez Tissus Reine à Paris et la bleue chez By Sophie
  • 1m de biais pour terminer le col
  • Fil assorti


La note de la couturière :

Quelle fierté de porter les vêtements que l'on a confectionnés soi-même. C'est un réel plaisir! La première version a quelques défauts que j'ai essayé de corriger sur la blouse bleue. Je pense qu'à chaque blouse il y aura des modifications. 
J'ai maintenant d'autres idées, il n'y a plus qu'à se lancer...

mercredi 10 janvier 2018

Mon mannequin rêvé


Amies couturières, ce message ne pourra pas vous laisser indifférentes.

Imaginez, un mannequin qui s'adapte à toutes les tailles, toutes les morphologies. Mais pourquoi personne n'y avait pensé avant!!!!

Heureusement une société de Valence est venue à la rescousse. Et l'idée est tellement bonne que ce mannequin est présent en ce moment au salon de l'innovation de Las Vegas.

Voyez plutôt :







Alors, convaincues? Vous aussi vous en rêvez? Maintenant vous ne regarderez plus votre mannequin en bois de la même façon.

samedi 6 janvier 2018

Quand coudre se conjugue au masculin...

Je dois avouer que c’est avec une certaine émotion que je vous présente aujourd’hui mon premier modèle pour homme.

En effet, je n’avais jamais trouvé de modèle masculin à mon goût. Ceux-ci ne sont pas nombreux même si de plus en plus de créateurs commencent à se pencher sur le sujet. Et côté tissus, pas toujours évident de trouver la bonne étoffe. Alors malgré ses demandes fréquentes, je n’avais jamais cousu aucune pièce pour mon homme. Mais il était grand temps que les choses changent.



Pour cette grande première, il fallait que je trouve un modèle qui lui plaise si je voulais être sure qu’il soit porté. J’ai donc opté pour un inconditionnel de la garde robe de mon homme : le sweat à capuche.  Il en a déjà de nombreux et ne se lasse pas de les porter.





J’ai donc choisi, une fois n’est pas coutume, un modèle de la maison Victor de mars - avril 2016, le pull à capuche Henry. Ce modèle a tous les codes du classique de la mode masculine : la poche centrale, la capuche à lacet, les manches raglan...



Pour mon sweat, j’ai choisi un molleton très doux gris de chez tissus net que j’ai associé à un bord-côte parfaitement assorti. Pour donner une touche d’originalité à mon sweat, j’ai décidé d’apposer sur  le devant du pull un transfert bleu marine de chez Super Bison.



Enfin pour pour une finition plus nette, j’ai doublé la capuche avec un jersey bleu marine. Pour cela j’ai légèrement modifié le patron en réduisant la largeur de la capuche de 2 cm, que j’ai coupée 2 fois dans le molleton et 2 fois dans le jersey. J’ai ensuite assemblé chaque pièces de tissu pour obtenir deux capuches : une grise et une bleue que j’ai ensuite reliées entre elles par une couture double à 2 cm du bord.



Ma liste de courses :
  • Molleton en 140 cm : 160 cm (XXS-M), 190 cm (L-XXL)
  • Bord-côte assorti : 30 cm
  • Lacet : 130 cm
La note de la couturière :

J’ai adoré coudre cette pièce. Le tissu est hyper doux, peu de morceaux, le sweat se monte très vite. Mais j’ai surtout aimé coudre en cachette, préparant ma surprise en imaginant la réaction  de mon homme lorsqu’il ouvrirait son paquet. J’en n’ai pas été déçue.
Coudre pour ceux qu’on aime, il n’y a rien de meilleur!

P.S : Pour une fois, c'est la couturière qui a joué les photographes, non sans peine... Mon homme a beaucoup plus de talent dans ce domaine que moi, et si vous voulez découvrir son travail, je vous invite à aller visiter son univers sur www.naturanossa.com.